
Le clavier est l’outil indispensable
à la communication homme-machine. C’est
lui qui nous permet de donner des ordres
à un ordinateur, de jouer à un jeu, ou de
taper cette page que vous êtes en train
de lire.

En 1867, aux Etats-Unis, Christopher
Latham Sholes et Carlos Glidden inventent
la machine à écrire. Celle-ci fut commercialisée
par Remington, le fabriquant d’armes, en
1874.
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 La
première machine à écrire
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 Christopher
Latham Sholes
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 Remington
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Cette machine était constituée d’un clavier
qui, lorsque l’on appuyait sur les touches,
faisait se lever une tige munie d’une lettre
en relief. Cette lettre tapait une bande
imbibée d’encre placée devant la feuille
de papier. La lettre correspondante s’imprimait
donc sur la page par ce simple procédé mécanique.
Il s’avérait que les utilisatrices des
machines à écrire tapaient trop vite. Certaines
tiges se levaient en même temps et bloquaient.
Sholes, en 1868, eut alors l’idée de séparer,
de part et d’autre du clavier, les lettres
fréquemment utilisées en langue anglaise
comme le Q, le R, E, le W, etc. Ainsi, les
tiges correspondantes s’emmêlaient moins
lorsque la frappe était rapide. Cela donna
le clavier QWERTY. Une simple adaptation
à la langue française, et le clavier AZERTY
que l’on connaît était né. En fait, la disposition
que nous connaissons n’est purement due
qu’à un problème mécanique au détriment
de l’ergonomie.
Aujourd’hui, nous n’utilisons plus de
clavier mécanique. Il est donc ridicule
que nos claviers soient encore sous cette
forme. C’est pour cela que dans les années
30, aux Etats-Unis, August Dvorak (professeur
à l'université de Washington) inventa une
disposition des touches du clavier de façon
optimisée non pas pour les problèmes mécaniques,
mais pour le confort de l’utilisateur. Les
consonnes et les voyelles les plus utilisées
étaient disposées sur la ligne centrale.
Un peu plus tard, une autre disposition
fut mise au point sous le nom DIATHENSOR,
correspondant aux 10 lettres les plus utilisées
en langue anglaise. Mais le temps d’adaptation
des claviers AZERTY et QWERTY vers ces nouvelles
ergonomies était tellement long qu’elles
furent abandonnées.
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